Confinement

Il ne se passe pas grand chose par ici…, je vis ma petite vie en gardant toujours un Ɠil sur mon fil WordPress et les actualitĂ©s PMA bien sĂ»r.

Et que se passe t’il pendant ce confinement ? Comme sur ce blog, pas grand chose. Je savoure encore plus la chance d’avoir mon fils pendant cette pĂ©riode, de le voir grandir (si vite). Ce n’est pas de tout repos mais Ă  chaque fois que je sens la fatigue oĂč l’Ă©nervement pointer face Ă  ce petit garçon de 16 mois au caractĂšre affirmĂ©, je pense Ă  tous ceux qui attendent, ceux qui n’attendent plus et ceux qui ont Ă©tĂ© stoppĂ© en plein parcours d’adoption et/ou de PMA.

En balade l’autre jour (Ă  moins d’1 km de la maison et 1h max 😏) avec mon mari nous parlions confinement et possible 2Ăšme vague et donc re confinement. Je lui disais que j’avais l’impression de revenir 8 ou 9 ans en arriĂšre au tout dĂ©but de notre parcours AMP. Lors de la premiĂšre FIV on se laisse porter, on fait ce qu’on nous dit examens, piqĂ»res, papiers, comme en ce moment : on reste chez nous, on respecte les gestes barriĂšres et on attend patiemment… Tout le monde suit, fait et respecte plus ou moins bien. S’il y avait une deuxiĂšme pĂ©riode de confinement, ce serait moins facile de faire respecter les rĂšgles car on sait Ă  quoi s’attendre, comme quand on fait une deuxiĂšme FIV, on est moins naĂŻf, plus mĂ©fiant, on se blinde.

Rien Ă  voir mais je voulais aborder un dernier sujet : les rĂšgles. C’est la 3Ăšme fois qu’elles dĂ©barquent depuis le dĂ©but du confinement ! Il semblerait que pour la majoritĂ© des femmes, qui ne sont pas sous pilule, leurs rĂšgles sont retardĂ©es pendant le confinement Ă  cause du stress et tout et tout et bien chez moi elles se dĂ©multiplient. Je suis trop dĂ©tendue 😎

Prenez soin de vous ! 😚

Parler du don de gamĂštes aux enfants

Parler du don de gamĂštes aux enfants

Parler du don de gamĂštes aux enfants
— À lire sur bamp.fr/2019/10/18/parler-du-don-de-gametes-aux-enfants/

Article trÚs intéressant.

Personnellement j’ai achetĂ© le livre de l’association Maia, Dans notre histoire il y a… une graine magique ! Je le lisais a notre bĂ©bĂ© dans mon ventre et une fois de temps en temps maintenant. Il y a un mot que je change dans l’histoire… je change gentil monsieur en gĂ©nĂ©reux monsieur mais sinon je le trouve facile Ă  lire. À voir en grandissant si notre petit L. se l’approprie.

Mon allaitement

Sans me vanter je pense que je suis devenue assez forte sur l’allaitement. Je suis en train de coacher ma belle-sƓur, je vous dirais si ça a Ă©tĂ© efficace car au dĂ©but de sa grossesse elle Ă©tait contre.

Avant d’accoucher je ne me suis posĂ©e aucune question, je n’ai rien lu, je n’ai pris aucun renseignement. J’ai juste achetĂ© une huile de massage W*°^/a.

La mise en route au CHU a Ă©tĂ© assez chaotique, Ă  chaque nouvelle personne qui entrait dans ma chambre j’avais un conseil diffĂ©rent et surtout contraire ! Le CHU n’est pas formĂ© Ă  l’allaitement ça se voit mais Ă  aucun moment on n’a cherchĂ© Ă  me faire changer d’avis. C’est dĂ©jĂ  ça car je suis sortie avec un bĂ©bĂ© qui n’avait pas repris son poids de naissance.

Le seul bon conseil que j’ai eu c’est « Faites-vous confiance ! » Et c’est effectivement la clĂ© de la rĂ©ussite Ă  mon avis. Et que le bĂ©bĂ© doit avoir la bouche grande ouverte sur le mamelon pour Ă©viter les crevasses.

J’ai donnĂ© le sein Ă  mon bĂ©bĂ© Ă  la demande, aussi souvent que nĂ©cessaire, ça pouvait ĂȘtre toutes les heures si besoin.

Je passais mon temps Ă  rĂ©pĂ©ter Ă  tout ceux qui demandaient « mais comment tu sais combien il boit ? » : « on s’en moque tant qu’il remplit ses couches il n’y a pas d’inquiĂ©tude Ă  avoir !! »

L. a mis 1 mois Ă  reprendre son poids de naissance mais il remplissait ses couches et il avait les joues bien roses đŸ˜ŠđŸ‘¶

J’ai eu des crevasses mais ma sƓur m’a trouvĂ© une crĂšme efficace.

Ma montĂ©e de lait s’est faite dĂšs le 2Ăšme ou le 3Ăšme jour.

Ce qu’on ne m’avait pas dit c’est de faire faire un rot Ă  mon bĂ©bĂ©, du coup il avait mal au ventre. J’ai mis du temps Ă  comprendre, une nuit j’Ă©tais mĂȘme sur les nerfs avec la fatigue et mon bĂ©bĂ© qui rĂ©clamait toutes les 1h30, 2h… il s’endormait sur le sein alors je le rĂ©veillais, il rĂ©gurgitait mais j’insistais. Aujourd’hui je m’en veux, quand j’ai compris qu’il suffisait que je le garde 10 minutes sur mon Ă©paule pour qu’il fasse un rot et s’endorme pour 3 ou 4h…

Au dĂ©part j’allaitais allongĂ©e mais on finissait par s’endormir tous les 2, les tĂ©tĂ©s n’Ă©taient pas des plus efficaces. Quand mon fils a 1 mois Ă  Ă©tĂ© contraint de porter un coussin d’abduction pour une dysplasie des hanches, j’Ă©tais obligĂ©e d’allaiter assise et ça s’est rĂ©vĂ©lĂ© beaucoup plus efficace car au moins j’Ă©tais vigilante sur la prise du sein.

Les secrets de mon allaitement rĂ©ussi (mon bĂ©bĂ© Ă  6 mois et a Ă©tĂ© exclusivement allaiter jusqu’Ă  prĂ©sent) :

  • L’allaitement Ă  la demande.
  • Pas de tire-lait avant 3 ou 4 mois (sauf le jour oĂč j’ai laissĂ© mon bĂ©bĂ© une nuit).
  • Le site de la Leche League dĂšs que j’avais une question (il y a toutes les rĂ©ponses !! Et elles sont comprĂ©hensibles !).
  • La confiance en soi (que je n’ai jamais eu sauf pour l’allaitement).
  • Quand j’ai laissĂ© mon bĂ©bĂ© pour la 1Ăšre nuit, j’ai tirĂ© mon lait et optĂ© pour une tĂ©tine spĂ©cifique. Aujourd’hui je suis passĂ©e aux tĂ©tines classiques mon bĂ©bĂ© ne confond pas le sein et le biberon.
  • Ma belle-sƓur m’a offert un bouquin qui parlait entre autre de l’allaitement qui a renforcĂ© ma motivation et ma conviction sur le fait que l’allaitement Ă©tait la meilleure chose que je pouvais offrir Ă  mon bĂ©bĂ©. Je l’ai lu en quelques jours Ă  chaque tĂ©tĂ©s.
  • Avoir un bĂ©bĂ© au mois de dĂ©cembre, j’avais tellement peur Ă  la grippe que je voulais lui donner un maximum d’anticorps !
  • Mon congĂ© parental car si j’avais repris le boulot au bout de 3 mois comme c’Ă©tait prĂ©vu, je n’aurais pas allaitĂ© aussi longtemps.

Je pense avoir fait le tour.

Je n’ai pas Ă©cris cet article pour faire culpabiliser les mamans qui ont optĂ© pour le biberon, l’idĂ©e est plutĂŽt d’aider les indĂ©cises. Leur dire qu’on peut y arriver sans prĂ©paration.

J’oublie le plus important… on devient addicte a l’allaitement, ce moment Ă  2 que personne ne peux vous prendre. MĂȘme si votre bĂ©bĂ© passe de bras en bras, il revient Ă  vous pour manger 😉, il joue avec vos vĂȘtements, vos cheveux, il vous fait des caresses, des sourires 😍

Il y aurait encore beaucoup Ă  dire… mais n’oubliez pas qu’il faut mieux donner un biberon avec amour que le sein avec dĂ©goĂ»t.

Instagram hot_milk_magazine et illustration @barbellion.illustration

Instagram hot_milk_magazine, illustration @annadenisefloor

Mon accouchement

6 mois aprĂšs je voudrai garder une trace de mon accouchement et de mon allaitement alors voilĂ  un 1er article. Celui sur l’allaitement arrivera plus tard.

Le jour de mon accouchement, j’ai Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©e dans la nuit par une contraction… chose qui ne m’Ă©tait jamais arrivĂ©e. Le matin j’avais des contractions toutes les 2 heures, contractions facile Ă  gĂ©rer. J’ai vĂ©rifiĂ© / complĂ©tĂ© les valises de maternitĂ© (la mienne et celle du bĂ©bĂ©) et j’ai prĂ©parĂ© un bon repas (crozets, reblochon) le truc qui tient bien au ventre pour affronter le marathon de l’accouchement. A 14h, aprĂšs une petite sieste, mon mari a fait ses papiers pour partir Ă  peu prĂšs Ă  jour.

Les contractions ont commencĂ© Ă  se rapprocher, toutes les 20 minutes, puis toutes les 12 minutes, puis 8 minutes, je n’ai pas vu les minutes intermĂ©diaires. Je voulais accoucher sans pĂ©ridurale et lĂ  j’ai dit Ă  mon mari… comme la douleur va empirer, je vais prendre la pĂ©ridurale !!

J’ai pris une douche pour me dĂ©tendre, il Ă©tait 16h/16h30 et j’avais des contractions toutes les 6 minutes. En sortant de la douche j’Ă©tais passĂ©e Ă  toutes les 4 minutes alors j’ai appelĂ© le CHU, la sage femme m’a dit que j’avais les temps, que je devais prendre un bain. J’ai insistĂ© quand mĂȘme car je n’avais pas vu les 5 minutes 😹 Elle me rĂ©pond « vous pouvez venir mais si ce n’est pas assez avancĂ© on vous renverra chez vous ! ». Nous sommes Ă  10 minutes du CHU alors ça va.

17h : dĂ©part pour le CHU, c’est mon mari qui m’a mis mes chaussures car je n’arrivais pas Ă  tenir assise.

Je travaille face Ă  la maternitĂ© donc on se gare Ă  mon travail, mauvaise idĂ©e car c’est l’heure de dĂ©bauche des collĂšgues, j’en croise 2 alors que je suis pliĂ©e en 2 Ă  chaque contractions.

ArrivĂ© Ă  l’hĂŽpital, la fille de l’accueil est zen et prend tout son temps, moi je douille Ă  chaque contraction quand mĂȘme !

17h30, enfin on m’examine et je suis dilatĂ©e Ă  5 quand mĂȘme ! J’ai bien fait de venir.

Par contre je suis la 12Ăšme de la journĂ©e, une femme qui doit mettre au monde des jumeaux est prioritaire sur moi et viens de prendre la derniĂšre salle d’accouchement.

Les contractions sont gerables par la respiration « chaque contraction me rapproche de mon bĂ©bĂ© » est mon mantra 😌 mais qu’est-ce que j’ai mal au coccyx !

Je ne vois personne pendant un bon moment et lĂ  d’un coup mes contractions changent, il faut que je pousse !! On appelle le personnel, je leur demande si je vais ĂȘtre celle de la journĂ©e qui va accoucher dans le couloir car Ă  Nantes, il semble que ce soit rĂ©guliĂšrement le cas.. ouf une salle d’accouchement est presque prĂȘte. Je vais Ă  pied jusqu’Ă  la salle (on m’a proposĂ© un fauteuil roulant quand mĂȘme mais j’ai tellement mal au coccyx que je prĂ©fĂšre rester debout). Je m’appuie Ă  mon mari a chaque contraction.

ArrivĂ©e en salle d’accouchement, il est trop tard pour la pĂ©ridurale (comme ça je n’ai pas le choix !). On me dit de me mettre dans la position que je veux, spontanĂ©ment je me met sur le cĂŽtĂ© car j’ai trop mal Ă  ce satanĂ© coccyx et le personnel me dit mais vous allez avoir du mal Ă  pousser comme ça ! Ils peuvent dire en rĂ©union d’informations « vous choisissez la position dans laquelle vous souhaitez accoucher, on se plie Ă  vous » QUE DALLE OUI 😡 j’ai accouchĂ© comme Marie-Antoinette, sur le dos.

Puis, c’est juste l’heure du changement d’Ă©quipe (19h), la SF ne sait plus oĂč elle habite, mais la tĂȘte du bĂ©bĂ© est lĂ  !

Quelques poussĂ©es mais la tĂȘte du bĂ©bĂ© sort et rentre Ă  nouveau, mon mari m’encourage et me dit qu’il voit sa tĂȘte ! Mais je n’y arrive pas. Je fais un bruit de gorge en poussant, la SF me dit d’arrĂȘter car je perds de la force et je lui rĂ©ponds « mais je ne sais mĂȘme pas comment je le fais ce bruit alors comment voulez-vous que je l’arrĂȘte ! ».

Le mĂ©decin de garde est le celle qui nous suivait pendant les FIV DPI. Elle a vu mon nom sur le tableau et viens m’encourager. Entre temps l’interne a Ă©tĂ© appelĂ© car ça fait dĂ©jĂ  20 minutes que je pousse. L’interne sort la ventouse et lĂ  j’ai l’impression qu’on me brĂ»le l’intĂ©rieur, c’est insupportable, 1 ou 2 poussĂ©es et mon bĂ©bĂ© est lĂ , je le sors, il glisse. On l’essuie et le pose contre moi. Il est 19h32.

C’est un pur bonheur mais j’ai mal, il y a encore ce coccyx, le placenta Ă  expulser et il faut me recoudre, je sens bien les 2 injections d’antalgiques et les 2 points mais mon bĂ©bĂ© est lĂ .

Mon mari a coupĂ© le cordon, on a fait la tĂ©tĂ©e d’accueil.

On choisit un prĂ©nom au bout d’une heure, j’ai abandonnĂ© mon coup de cƓur, mon mari n’a pas rĂ©ussi Ă  s’y faire.

Le personnel est adorable et me dit que mon bĂ©bĂ© est beau. Mais vous dites ça Ă  tout le monde je leur dit… et bien non pas du tout Ă  priori 😊

Il n’y a plus de chambre individuelle, mon mari ne pourra pas rester avec nous. Je suis dans ma chambre a 23h.

Je n’ai pas beaucoup dormi, j’ai regardĂ© mon bĂ©bĂ© toute la nuit.

Le lendemain j’ai dĂ©mĂ©nagĂ© dans une chambre individuelle, c’est plus confortable.

J’ai « facilement » gĂ©rĂ© mon accouchement car ça a Ă©tĂ© rapide, il s’est passĂ© 2h20 entre mon arrivĂ©e et l’heure de naissance de notre bĂ©bĂ©. Je n’ai pas eu le temps de fatiguer. Je ne suis pas traumatisĂ©e, mon accouchement est un bon souvenir. Les 8 annĂ©es d’attente ont Ă©tĂ© elles difficiles et resteront gravĂ©es Ă  jamais dans mon esprit, on n’oublie pas la souffrance des Ă©checs et de l’attente.

VoilĂ , ça fait un bon pavĂ©, pas trĂšs passionnant et peut-ĂȘtre mĂȘme douloureux pour celles et ceux qui attendent mais je veux laisser un trace de tout ça pour mon fils. Notre petit L.